Author: Kevin

La grenouille plus grosse que le boeuf – Le podcast de l’éco 3#

La grenouille qui avait les yeux plus gros que le boeuf… Et si, nos banques se prenaient pour des boeufs ? C’est la question que je pose aujourd’hui dans le podcast de l’éco.

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Kevin ARNAUD, je suis entrepreneur et j’ai créé une entreprise, qui s’appelle L~abordage, pour aider celles et ceux qui souhaitent s’ouvrir de nouvelles perspectives. Pour cela je sors des sentiers battus et je vous invite à faire de même. Je vous livre de nouvelles connaissances, nous abordons ensemble de nouvelles théories et nous passons à l’action ! Alors, si vous souhaitez découvrir, approfondir, conceptualiser et in fine agir et créer du sens dans votre vie, vous êtes au bon endroit ! Bienvenue à L~abordage !

Il y a trois grandes thématiques à L~abordage : la philosophie, l’économie et le voyage. Aujourd’hui vous écoutez le podcast de l’éco.

Dans le podcast de l’éco, je vous fais un résumé et je vous interprète les dernières actualités économiques. Vous êtes prêt ? Alors, allons-y !

Résumé :

La Deutsche banque s’essouffle : Bloomberg titre que le Deutsche banque est à court d’options. Ces revenus ne font que diminuer, son leverage est important, elle possède un encours de dérivés énormes. Alors qu’elle est en difficulté, que son cours boursier ne fait que diminuer, la “solution” serait pour certains la fusion. Quand on est too big to fail et qu’on fusionne, on devient too big to live !

Des rumeurs ont circulé pour la fusion entre la Deutsche banque et la Commerzbank. D’autres estimes qu’UBS serait un meilleur choix, mais que le moment n’est pas opportun.

Par-dessus tout le gouvernement allemand et les régulateurs ont des points de vues divergents suivant la recapitalisation à effectuer. Le clivage se situe entre une solution européenne ou allemande. Une nouvelle dilution des parts pourrait être effectuée.

En attendant la Deutsche banque qui a réussi a obtenir son premier trimestre de bénéfice en quatre ans, cherche à réduire ses coûts…

L’autopartage en Russie : Les coûts d’utilisation de la voiture sont en hausse. La voiture en libre-service se démocratise à Moscow. Les Russes peuvent rouler en voiture économique, en berline ou en voiture de sport. Avec des taux d’utilisation bas, la voiture en libre-service est un choix économique pour l’assurance, l’essence, mais aussi de tranquillité. La responsabilité de l’entretien ne nous préoccupe plus. Yandex.drive est la principale plateforme en Russie. C’est aussi Yandex, du nom du moteur de recherche russophone qui supervise les VTC en Russie. Moscow accueille la plus grande flotte de voitures partagées d’Europe.

Les marques automobiles qui avaient retrouvé un second souffle dans les SUV pour continuer à être rentables pourraient se voir fortement impactées par le développement de l’autopartage. Le nombre de voitures diminuant par habitants, ils devront modifier leur business model. Elles pourraient devenir que de simples fournisseurs de service de mobilité, les utilisateurs ne possédant pas la voiture, elle devient purement utilitaire et le côté prestige de classe disparaît. Pour lutter contre cela les marques automobiles fusionne leurs activités, mettent en place des services d’autopartage et investissent dans les plateformes de mise en relations de chauffeurs et clients, par exemple Uber.

Pour éviter le congestionnement des rues par véhicules d’autopartage vide, la ville de Moscow a réduit drastiquement le prix des places de parking pour ces dernières. Ainsi, il est plus rentable qu’elles soient garées qu’en circulation à basse vitesse par une IA.

Yandex a stratégiquement bien joué sur l’expérience utilisateur et contrôle la base client. Cela lui a permis de contrôler Uber dans la région et cela devrait lui permettre de faire la transition entre l’autopartage et la voiture autonome.

Défauts de paiements en Chine : Deux gros emprunteurs chinois n’ont pas acquitté de leurs dettes. Les défauts de paiements ont été multipliés par 4 entre 2017 et 2018 en Chine. China Minsheng Investment Group Corp et Wintime Energy n’ont pas remboursé dans les temps leur échéance de paiement, alors que de nombreuses entreprises font faillite selon Bloomberg. Le délai d’emprunt est court en Chine ses derniers temps, alors que les cycles d’investissement sont longs. De nombreuses entreprises chinoises sont zombifiées, mais toutes ne sont pas égales devant le refinancement.

Pour rester au courant de l’actualité économique, suivez-moi sur les réseaux sociaux. Je vous prépare quelques contenus payants, qui j’en suis sûr vous ouvriront des perspectives inattendues. Restons connectez !

Vous avez écouté le podcast de l’éco, c’était Kevin de L~abordage.

Les menaces du Brexit – Le podcast de l’éco 2#

Le podcast de l’éco ouvre vos perspectives !

Bienvenue sur L~abordage, je m’appelle Kevin, je suis entrepreneur et j’ai créé une entreprise pour vous permettre d’apprendre, de comprendre et vous ouvrir de nouvelles perspectives. Je vous offre la possibilité d’aborder le réel et de le décomplexifier.

Vous écoutez le podcast de l’éco, et, aujourd’hui nous allons parler du Brexit, du commerce entre l’Union européenne et l’Iran, d’immobilier et de la perception de la richesse et de la pauvreté.

To Brexit or not Brexit :

  • Certaines personnes demandent un nouveau référendum, car lors du premier vote certaines informations en faveur du Brexit étaient fausses et les Britanniques ont été manipulés. Ils ont été notamment trompés sur le service de santé. En effet, ils leur étaient mis en valeur que les étrangers et l’Europe usaient de leur argent et que leur système de soin serait mieux étoffé s’ils quittaient l’Union européenne. Or, il s’avère que cet argument était fallacieux. Le problème de la mise en place d’un nouveau référendum réside dans la confiance entre le peuple et les politiques. Car la perception est pour certains, qu’on leur demande de revoter parce qu’ils auraient mal voté. C’est le même manque de confiance en France que nous avons eu après la victoire du « Non » pour l’Europe en 2005. Nicolas Sarkozy ayant quand même ratifié un traité similaire quelques mois plus tard.
  • Le cas de l’Écosse est particulier. Cette dernière souhaite être dans L’Union européenne, alors que le Royaume-Uni quitte l’UE. Il reste à voir si une fois le Brexit effectué, l’Écosse demandera à retourner dans l’UE. Ce qui ne manquera pas d’être difficile entre les membres du royaume et l’Écosse.
  • La question de l’Irlande est aussi épineuse. Il y a quelques décennies, il y a eu des conflits entre protestants et catholique en Irlande. La nouvelle frontière qui s’instaurera suite au Brexit posera problème entre l’Irlande du Nord et l’Irlande. L’Union européenne propose que l’Irlande du Nord reste dans la zone de libre-échange, ce qui est inenvisageable pour le Royaume-Uni. Alors que la Grande-Bretagne propose que l’Irlande soit du côté de l’Union Jack. Ces deux pays étant frontaliers sur une île, ils ont des liens très forts sur les plans économiques, culturels et affectifs.
  • La date butoir du Brexit est le 29 Mars. Mais aucun accord n’a été signé entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
  • La France se prépare à un Brexit dur. Des alliances se font entre les ports français du Nord pour lutter face à la concurrence des autres ports européens. Le port de Rotterdam par exemple est bien plus compétitif que nos ports français. Un Brexit favoriserait ces grandes plateformes. Les ports français se sont donc retrouvés à devoir faire du lobbying à Bruxelles pour lutter face aux géants.
  • L’état lance un plan d’investissement pour les infrastructures portuaires et aéroportuaires. Elles seront mises à rude épreuve en cas de Brexit et encore plus si un Brexit dur venait à arriver.
  • Les difficultés ne proviendront pas des taxes selon un article de l’IRIS, car celles qui s’appliqueraient seraient celles de l’OMC. Elles seraient l’équivalence des fluctuations entre la livre sterling et l’euro.
  • Le plus gros coût proviendrait de la perte de temps pour les entreprises de logistiques qui se verraient passer plus de temps aux frontières.
  • Enfin, le gouvernement français a mis en place des facilités pour les ressortissants britanniques vivants en France. Ces facilités dureront un an et pourront être prolongées si les Britanniques en font de même.

Mécanisme de commerce avec l’Iran :

  • L’Union européenne a mis en place un mécanisme pour commercer avec l’Iran suite au retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et du rétablissement des sanctions américaines envers l’Iran.
  • Toutes entreprises commerçant en dollar avec l’Iran pourront se retrouver devant les tribunaux américains. Par conséquent les entreprises françaises et notamment Total, se sont désengagées de leurs projets dans l’ancienne Perse.
  • Le mécanisme mis en place est une sorte de chambre de compensation utilisant des biens et des services, et non de la monnaie. C’est du troc !
  • Il y a peu de chance que cela fonctionne pour les grosses entreprises européennes. Les grandes entreprises françaises ne souhaitent pas s’engager dedans.
  • Il faut comprendre cet aspect capital : ce mécanisme est plus politique qu’économique. Il a pour but de maintenir des échanges entre l’Iran et l’occident. En cela, l’UE montre qu’elle est toujours présente dans l’accord sur le nucléaire iranien. C’est un mécanisme diplomatique.

Crise de l’immobilier :

  • Selon Challenges, il faudrait surveiller le secteur de l’immobilier ! Les Français auraient de moins en moins envie de contracter d’emprunts pour acheter un foyer.
  • Les Français ont de plus en plus de mal à payer leur prêt et les taux de défauts augmentent. La question est : les banques françaises sont-elles suffisamment provisionnées ?
  • Les Français ont 1000 milliards d’euros de dette immobilière. Soit environ la moitié du PIB français.
  • Si les taux d’intérêt n’ont fait que baisser ces dernières années, il n’en reste pas moins difficile d’acquérir un bien. Au contraire, malgré une baisse des taux, il faut plus d’argent pour acquérir la même surface dans les villes qu’il y a 10 ans. L’immobilier s’étant valorisé, la baisse des taux d’intérêt ne suffit pas à compenser la hausse des prix de l’immobilier.
  • Il ne faut pas oublier que dans les calculs de l’INSEE sur le pouvoir d’achat, ils ne prennent pas en compte les emprunts pour un logement principal. Ce qui constitue pour autant une dépense pour se loger. Ainsi, seules les dépenses des locataires étant prises en compte, la part que les ménages accordent pour leur loyer est biaisé. Alors que si l’on regarde sous un autre angle les réelles dépenses des ménages pour le logement, on se rend compte qu’ils accordent une part de plus en plus grande pour l’immobilier.
  • Au-delà de ça, il ne faut pas oublier que ce n’est pas parce que les taux baissent, qu’ils baisseront toujours. Car s’il y a des remontées de taux d’intérêt, il y a aussi des cycles longs de hausse des taux.

Perception de la richesse et de la pauvreté :

  • Une étude menée aux USA a posé une question : considérez-vous comme riche, pauvre, ni pauvre, ni riche ou je ne sais pas quelqu’un qui gagne X $ par an.
  • Les Américains considèrent que l’on est pauvre lorsque l’on gagne moins de 20 000 $ par an. Ils sont 55 % à le penser.
  • En revanche, la majorité pour la richesse s’établit à partir de 100 000 $ par an !
  • Je suis persuadé que si nous effectuons un tel sondage en France nous n’aurions pas les mêmes résultats. La représentation de l’argent et de la richesse est vraiment particulière en France.
  • Il faudrait cependant faire attention à certains biais comme la conversion du taux de change, la parité du pouvoir d’achat…

Si vous êtes intéressé par l’économie, que vous souhaitez comprendre le monde ; si vous êtes curieux, alors je suis présent pour vous, pour vous permettre d’aborder ce monde complexe et de vous ouvrir de nouvelles perspectives.

Je vous invite à me suivre sur labordage.info et sur les réseaux sociaux pour être au courant des prochaines publications.

Je vous remercie d’avoir écouté ce podcast de l’éco. Nous nous retrouverons mi-février pour le prochain podcast.

À bientôt !

Sources :

http://www.iris-france.org/128692-plans-durgence-pour-le-brexit-vers-un-accord-sans-accord/

https://fr.sputniknews.com/international/201901231039751180-iran-ue-commerce-mecanisme-le-drian/

https://www.challenges.fr/immobilier/immo-les-francais-ne-veulent-plus-acheter-de-logements_639451

https://www.forbes.com/sites/niallmccarthy/2019/01/28/how-much-do-americans-need-to-earn-to-be-considered-rich-infographic/#57ab2cf76d3e

 

Crédits :

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Ehrling – Sommar: https://youtu.be/BWKBNUALRys

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Jorm – It’s all good: https://youtu.be/4pI2O1H5hiw

Jorm: https://soundcloud.com/iamjorm

Le scandale de la création monétaire ex nihilo des banques commerciales

Les banques sont-elles toutes puissantes ? Créent-elles de la monnaie de manière illimitée ? Démystifions ces fausses croyances et mettons aux placards ces mauvaises théories du complot.

Nous pouvons trouver sur internet, sur YouTube des vidéos qui soutiennent le fait que les banques commerciales peuvent créer de l’argent. Ils parlent de création monétaire ex nihilo. Cette création d’argent se ferait simplement. Les banques se permettraient de créer de l’argent en ajoutant des lignes dans leurs comptes. Il suffirait aux banquiers d’ajouter quelques chiffres et ils seraient riches. De plus, ils feraient cela pour asservir les hommes par la dette.

L’explication est facile. On nous aurait menti ! Qu’il est facile et plaisant de penser que c’est de la faute des « riches » et des « puissants » ! Par simplicité, nous préférons penser que tout est de leur faute ! Ce sont les coupables désignés !

Or, ce n’est pas le cas. Si certains faits racontés sont vrais, tentons d’éclaircir les zones d’ombres et d’établir la vérité.


Les banques commerciales peuvent-elles créer de l’argent ?

Selon les croyances populaires, les banques commerciales peuvent créer de l’argent ex nihilo. C’est pour certains le « scandale des banques commerciales qui créent de l’argent ex nihilo ». Qu’est-ce que c’est ? La création monétaire ex nihilo est le fait de créer de l’argent à partir de rien, comme d’un coup de baguette magique.

Cependant, ce scandale reflète une méconnaissance du fonctionnement des banques. Les banques prêtent les dépôts. Ce ne sont pas les emprunts qui font les dépôts, mais d’abord les dépôts qui font les emprunts.

Vous ne me croyez pas ? Attendez ! Lorsque la crise des subprimes a éclaté, de nombreuses institutions financières et bancaires se sont retrouvées en difficulté. Pire, la confiance rompue entre les acteurs a aggravé la crise. Pourquoi à ce moment-là, les banques commerciales n’ont-elles pas usé de la création monétaire ex nihilo ? Pourquoi la planche à billets n’a-t-elle pas opéré chez ces banques ? Comment se fait-il que les banquiers n’aient pas créé d’argent de manière « magique » ? Parce que le système ne marche pas comme ça !

Lehman Brothers qui est une banque d’investissement a fait faillite. Certes, Lehman Brothers n’était pas une grande banque commerciale comme la BNP Paribas, HSBC ou le Crédit Agricole. Mais elle avait une banque privée, une sorte de banque commerciale pour les très riches. Si les banques pouvaient créer de l’argent en claquant des mains, Lehman Brothers serait encore présente aujourd’hui. Or, ce n’est pas le cas, car la banque a fait faillite. Lorsqu’une banque ne peut plus clôturer ses positions, elle fait faillite. Si une banque a mal investi son argent, elle fait faillite !

Ce n’est pas la seule raison qui explique cette fausse thèse.


Qu’est-ce que l’argent ?

Je viens d’écrire :« Si une banque a mal investi SON ARGENT, elle fait faillite ! ». C’est le second point.

Nous avons vu que les banques commerciales ne créent pas de l’argent de manière ex nihilo. C’est une des raisons qui trompe. La deuxième est que votre argent en banque n’est pas votre argent. Je m’explique.

Il y a l’argent que j’ai dans mon porte-monnaie (la monnaie), l’argent que j’ai à la banque, l’argent que Simon me doit… Pourtant, le fait de désigner toutes ces choses comme de l’argent et comme le mien nous leurre.

Je dis aussi que l’argent que j’ai sur mon compte bancaire est le mien. Cependant, je vais le distinguer ici pour ne pas vous tromper.

L’argent que j’ai dans mon porte-monnaie est le mien. Que ce soit des pièces, des billets, ils sont à moi.

L’argent que j’ai mis à la banque n’est pas mon argent. C’est l’argent de la banque. En fait, ce que j’ai c’est une reconnaissance de dette.

En soi, la banque me doit de l’argent. C’est le sien, elle peut le garder ou le prêter. Parfois, elle l’utilise pour de l’investissement parfois pour de la spéculation. De temps en temps, elle le garde en réserve, c’est ce qu’on appelle les réserves fractionnaires.

Voici une expérience toute simple que vous pouvez mener pour vérifier mes dires. Vous avez 0 € dans la banque A. Vous y déposez un billet de 50 €. Un mois plus tard, vous revenez retirer « vos sous ». Lorsque vous récupérez votre argent, vous avez soit un billet de 50 € auquel cas vous pouvez vérifier les numéros avec celui que vous aviez déposé ou bien vous avez obtenu la somme de 50 € en autres coupures. L’argent que vous avez déposé à la banque a circulé pendant que vous ne l’utilisiez pas. Vous avez récupéré le même montant que vous y aviez mis, mais ce n’est pas exactement le même argent. En revanche, il représente le même montant.

Création monétaire ex nihilo

Pourquoi est-ce une reconnaissance de dette et non pas mon argent ? Parce que tant que tout va bien, reconnaissance de dette, argent c’est pareil… Par contre, dès lors que les choses vont mal, que les créanciers réclament leur dû, que la confiance est rompue entre les acteurs économiques, ce que vous appeliez votre argent a disparu. Il ne vaut plus rien. Pourquoi ? Parce que la personne à qui vous l’avez prêté ne peut pas vous rembourser maintenant ou ne pourra plus jamais vous rembourser.

Maintenant que vous comprenez que l’argent que vous avez mis à la banque circule et qu’il n’est plus le vôtre, on peut passer aux choses sérieuses.

L’argent n’est pas créé ex nihilo par les banques commerciales.

L’argent visible sur votre compte en banque ne vous appartient pas. Il appartient à la banque. Elle a pu l’investir, le prêter, le donner (cela arrive parfois!), le mettre en réserve ou bien spéculer avec. Vous avez une reconnaissance de dette.


Pourquoi personne ne nous le dit ?

Les banques et les pouvoirs publics ont tendance à laisser courir les bruits sur la création monétaire ex nihilo, pourquoi ? Parce qu’ils sont tout aussi ignorants ou qu’ils aient plus peur d’un retrait massif de l’argent des banques que des critiques qui sont faites au système bancaire.

Je ne compte plus les personnes dites « expertes » qui ne comprennent pas comment fonctionne l’argent. Que ce soit des banquiers, des investisseurs, des traders ou des professeurs d’économie qui continuent à raconter des salades. Je pense sincèrement que parmi ces gens diplômés beaucoup se trompent.

D’autres, une minorité, préfèrent que les individus pensent que c’est une théorie du complot. Pourquoi ? Parce que si tous les épargnants retiraient « leur argent » en même temps, c’est-à-dire si tous les citoyens créanciers soient vous, les autres et moi exercions la demande de remboursement en même temps, parce que nous avons une reconnaissance de dette, alors les banques ne pourront toutes nous rembourser. C’est ce qu’avait proposé Éric Cantonna en 2010. L’ancien footballeur était plus dangereux pour le système bancaire et la société que les personnes relayant les théories du complot.

Nous pouvons dire que ceux qui connaissent réellement les rouages du système entretiennent un flou stratégique pour éviter une panique bancaire et garder l’image que les autres ont d’eux : les tout-puissants !

Il faut comprendre que ceux qui pensent au complot dans ce cas, jouent sans même le savoir les intérêts des banques. Car en faisant croire que les banques commerciales peuvent créer de l’argent de manière illimitée, nous les imaginons puissantes. Ces complotistes sont des useful idiots ! Ils sont suffisants, ce sont des individus restés dans la révolte de l’adolescence. Cela me rappelle l’allégorie de la caverne et un certain type de personnes « révolutionnaires » qui ont une pensée linéaire. Bref, ce sujet sera pour une autre fois.

En voulant détruire le système, ces complotistes le renforcent, car ils montrent les banquiers et le système bancaire comme Tout-Puissant.

Je vais maintenant équilibrer mes propos pour que vous puissiez aller jusqu’au bout du raisonnement. Je suis fière de vous ! Vous avez lu jusqu’ici mes propos, je pense que vous les avez compris. Ne vous en faites pas si vous n’avez pas tout intégrer du premier coup. Je sais que vous êtes bien fait, vous saurez prendre le temps de vous questionner , d’intégrer et de critiquer mes propos pour vous dépasser et avoir la meilleure pensée qui puisse être.


L’argent est-ce mal ?

L’idée selon laquelle l’argent serait mal est un lieu commun ! Est-ce que l’argent sert à faire des choses dites vilaines ? Oui, mais ce n’est pas tant l’argent qui le fait. Ce sont plutôt les humains qui font ces choses mal. L’argent est un outil, un outil brillant dans certaines situations, désastreux dans d’autres. L’argent n’est habituellement pas un outil au sein de la famille, car il n’est pas très utile pour partager les tâches, les richesses et le pouvoir. Au contraire, il peut souvent créer des conflits ! Dans votre famille, vous avez probablement une économie du don. Parfois, vous usez du troc : «  Je fais la vaisselle et tu fais le repassage ? ». Il est rare (j’espère!) de voir un parent dire à ses enfants : «  Pour le dîner, vous me devez 3 € chacun ».

Retenez que l’argent est un outil.

L’argent n’est pas mauvais en soi.

L’argent peut être mauvais s’il est utilisé dans un contexte inadapté ou si les humains s’en servent pour faire des choses qui sont mauvaises.

Je vous expliquerai dans de prochains articles les masses monétaires qui rentrent dans ces notions de « créations d’argent » ou plutôt de création de richesses. Cela fait partie des notions pour lesquelles les idiots utiles se trompent sur ce soi-disant complot.

Nous parlerons de la création monétaire ex nihilo par les banques centrales, c’est la fameuse planche à billets ! Je vous présenterai sur L~abordage d’autres opérations que l’on nomme les politiques monétaires non conventionnelles : assouplissement quantitatif (Quantitative easing QE), Targeted Long Term Refinancing Operations (TLTRO)…

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Résumé :

Le scandale de la création monétaire ex nihilo par les banques commerciales n’est qu’un mythe.

Il ne faut pas confondre argent et reconnaissance de dette.

Cette théorie du complot sert les banques, car elle les montrent comme puissantes.

L’argent sert parfois le mal, mais l’argent n’est pas le mal.

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Source : L’argent, mode d’emploi, Paul Jorion

Cryptomonnaies et banques centrales – Le podcast de l’éco 1#

Retrouvez le seul podcast de l’éco qui vous apporte une chronique diversifiée !

Bienvenue ! Je vous propose pour le premier podcast de l’année de revenir sur les faits économiques de ces quinze derniers jours.

Le format Le podcast de l’éco a pour but de vous partager les dernières actualités économiques. Je vous partage ma veille économique effectuée par des articles de presse variés. Comme je veux pour vous le meilleur, je vous propose une veille économique riche et diversifiée ! Vous y trouverez des informations de France, d’Amérique, de Russie, de Chine, d’Asie et d’Afrique. Les sujets abordés sont à proprement parler économiques, mais aussi, financiers, sociaux, avec un brin de géopolitique et d’intelligence économique.

Pour ce premier podcast de l’éco intitulé « Cryptomonnaies et banques centrales » nous parlerons de l’extraterritorialité du droit américain avec une securities class action. Puis, nous évoquerons la guerre froide que se mènent les grandes puissances pour des contrats nucléaires en Afrique. Ensuite, nous développerons le futur des cryptodevises et des cryptomonnaies avec une étude de la BRI. Nous compléterons cette étude avec un cas pratique : le transfert d’argent par blockchain entre le Pakistan et la Malaisie. Nous irons en Chine où la création d’un grand port dans une zone franche du Liaoning servirait à désenclaver la Corée du Nord. Nous verrons aussi en quoi ce port rentre dans la stratégie chinoise d’exportation pour l’Europe. Puis, nous nous immiscerons en Inde où une grève fait rage entre le gouvernement Modi et plus de 200 millions de manifestants. Enfin, nous terminerons sur le CES de Las Vegas.

Résumé :

  • Extraterritorialité du droit US: Les entreprises européennes sont menacées par des produits financiers qui leur sont adossés, alors que cesdits produits ne sont pas de leurs initiatives. Elles risquent de se retrouver devant la justice américaine à cause de ces ADR (American Depositary Receipts), suite à l’affaire Petrobras et au scandale Toshiba. EuropeanIssuers (lobby européen) participera à une procédure d’amicus curiae pour que la jurisprudence du 24 juin 2010 dans l’affaire Morrison vs National Australia Bank ltd perdure.
  • Guerre froide en Afrique : Les USA piloteront un programme de développement de nucléaire civil au Bénin. Les Russes coopèrent avec le Rwanda dans le nucléaire civil. La Russie a signé un plan d’action avec le Soudan pour des centrales nucléaires flottantes.
  • Étude de la BRI sur les cryptodevises et cryptomonnaies : Quelques essais de cryptodevises. Développement peu probable à court terme. Utilisation des cryptomonnaies et ICO rares. Coopération entre la BCE et la BoJ. Incertitude à moyen/long terme sur les cryptomonnaies.
  • Blockchain transfrontalière : Mise en place d’une blockchain pour des échanges entre la Malaisie et le Pakistan. Développement de la coopération entre la Chine (Alibaba) et le Pakistan dans le domaine technologique.
  • Un port pour désenclaver la Corée du Nord : La Chine étudie la création d’un grand port de libre échange et d’une zone franche dans le Liaoning pour commercer avec les Corée, le Japon et probablement l’Europe.
  • Manifestations d’ampleurs en Inde : De nombreux travailleurs manifestent en Inde pour une hausse des salaires, la protection du secteur public. Ils luttent aussi pour la non-intrusion de capitaux étrangers dans le domaine de l’armement, des transports publics, de la banque et de la finance. Plus de 62 % des travailleurs indiens sont payés à la journée.
  • La France joue collectif au CES.

Sources :

Crédits :

  • Cjbeards – Timeless

Musique proposée par Whoo.fr

Écouter: https://youtu.be/GCbn-b11a90

Télécharger: http://bit.ly/2C6p3fV

Licence Creative Commons 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/fr/

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Ehrling – Sommar: https://youtu.be/BWKBNUALRys

Ehrling: https://soundcloud.com/ehrling

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Jorm – It’s all good: https://youtu.be/4pI2O1H5hiw

Jorm: https://soundcloud.com/iamjorm

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Le podcast de l’éco #0

Bienvenue à toutes et à tous ! Je suis Kevin de L~abordage et vous écoutez Le podcast de l’éco.

Nous sommes le premier janvier 2019. Nous parlerons aujourd’hui du conflit entre la maison blanche et la FED, puis des conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes en France. Ensuite, nous aborderons les pertes financières des plus riches en 2018, le monstre de la dette que nous avons créée et le retrait massif des investisseurs d’un ETF d’actions européennes. C’est en Chine que nous partirons pour observer la baisse des taxes et l’émission de la dette locale chinoise. Enfin, nous terminerons par deux études de la FED de Saint-Louis sur le coût du service de la dette publique et de l’argent que gardent les banques en leur sein.

Trump Powell Fed maison blanche

Ces derniers jours, Donald Trump s’est montré hostile envers Jerome Powell, l’actuel président de la FED. Autrement dit, la FED est la banque centrale américaine. Selon les propos rapportés par Bloomberg certains conseillers de Trump l’ont dissuadé d’un tel acte qui enverrait un message négatif aux marchés, tandis que La Tribune écrit que Steven Mnuchin, le secrétaire d’État au Trésor a exprimé qu’il n’avait jamais suggéré de congédier Jay Powell.

Donald Trump se plaint de la hausse du dollar et de la hausse des taux, ainsi que d’une politique monétaire restrictive. En effet depuis 2018 la FED réduit son bilan. En inversant son quantitative easing, elle réduit la capacité d’emprunt de l’économie. Nous avons vu les conséquences que cela avait cette année. Sachez que la réduction du bilan n’est semble-t-il pas fini et que l’impact sur l’économie risque d’être fort dans les prochains mois. La FED en augmentant les taux d’intérêt a créé une forte demande sur les bons américains vis-à-vis des autres marchés obligataires, ainsi que face au marché actions. Cette demande en bons du trésor américain nécessite des dollars. Ainsi le dollar est recherché sur le forex, ce qui fait augmenter son prix. La hausse du dollar ne fait pas partie de la stratégie de Trump « America first » où il souhaite une Amérique productive et industrielle. Vous vous demandez en quoi cela peut vous être utile ? Si vous comprenez pourquoi les krachs et récessions se produisent, vous pourrez mieux vous protéger, protéger votre famille et votre patrimoine. Aussi, vous pourrez investir intelligemment et être libre. Est-ce que cela vaut la peine de s’embêter à comprendre le monde ? Oui ! Bien sûr qu’il faut s’amuser dans la difficulté. Cela nous permet de vivre mieux !

Cependant, bon gré mal gré, la FED suit sa doctrine qui est de contenir une inflation faible sans avoir de déflation. C’est pourquoi avec un taux de chômage au plus bas et des risques d’inflation de par l’augmentation des salaires, la banque centrale américaine poursuit son durcissement monétaire.

Enfin, pour clôturer ce sujet, la presse rappelle qu’avant le départ des proches du président des États-Unis, Donald Trump commençait à les critiquer en privé et en public. L’ère Powell touche-t-elle à sa fin ?

 

C’est un article du Figaro qui évoque plus de 43 000 demandes de chômage partiel. La CPME, un syndicat patronal des petites et moyennes entreprises valide ce chiffre « malheureusement exact ». Murielle Pénicaud a prévenu que l’état va débloquer 28 millions d’euros pour que les salariés impactés par le mouvement des gilets jaunes puissent toucher leur salaire.

Le commerce a été impacté par ce mouvement. Le chiffre d’affaires est en baisse de 25 % dans ce secteur, une baisse qui a bénéficié à certains commerces de proximités (centres-villes). Néanmoins, les petits commerçants ont aussi été frappés entre 15 et 50 % de leur chiffre d’affaires.

Gilets jaunes

Ce fut une aubaine pour le commerce en ligne, dont pour Amazon qui a vu ses commandes augmentées. C’est ainsi que de l’argent nécessaire en France a été récupéré par des entreprises étrangères et payant bien généralement leurs impôts hors de l’hexagone.

À titre de comparaison, le mouvement de la SNCF et d’Air France en début d’année avait fait baisser la progression du PIB trimestriel de 0,1 de PIB. Sachant qu’à ce jour certains estiment les pertes pour le commerce à 2 milliards d’euros, là où d’autres observent une forte hausse des annulations dans les hôtels. Les professionnels du tourisme s’inquiètent d’un impact plus dur à long terme.

 

En 2018, les plus riches personnes du monde ont perdu 511 milliards de dollars selon un article de Bloomberg. Tandis que les marchés haussiers font les richesses, les marchés baissiers en défont. Si quelques-uns se sont enrichis, la perte moyenne est de 5,9 % pour les 173 milliardaires américains. En Chine, Wang Jianlin le créateur de Wanda, un promoteur immobilier qui gère notamment des centres commerciaux et des parcs d’attractions est celui qui a le plus perdu. Ses pertes s’élèvent à 11,1 milliards de dollars. L’année a été encore plus tumultueuse au Moyen-Orient, où Mohammed bin Salman a mené des actions contre la corruption en Arabie Saoudite. L’homme le plus riche du royaume, le Prince Alwaleed a perdu 3,4 milliards de dollars.

Mohammed bin Salman MBS

Les pertes sont aussi moribondes en Europe et en Amérique latine. C’est en Russie où les pertes sont en moyennes les plus basses. En général se sont les fortunes liées aux technologies qui se sont enrichies, là où les autres ont diminuées.

 

Dans une tribune publiée sur Bloomberg, un ancien banquier, Satyajit Das, estime que nous sous-estimons les risques liés à la dette. Suite à la grande dépression, les états, les banques centrales ont adopté de nouvelles mesures pour pouvoir redonner vie à l’économie.

Or, les mesures mises en place, tel que le quantitative easing et la baisse des taux posent de nombreux autres problèmes. Le premier d’entre eux est qu’ils facilitent l’obtention de crédit. Des mécanismes complexes ont été mis en place pour augmenter la valeur de certains collatéraux. Cela permet de réduire la pression sur les banques et les emprunteurs. C’est-à-dire pour faire simple, que lorsqu’une banque prête de l’argent à une autre banque, elle peut demander des titres de propriété pour se couvrir. Encore plus simplement, c’est comme si j’acceptais de vous prêter de l’argent en échange de votre voiture. Si vous ne me remboursez pas, j’aurais dans le pire des cas votre voiture. Suite à la crise de 2007, les banques ne se faisaient plus confiance entre elles. C’est alors que les banques centrales ont dû se porter garante pour rétablir la confiance.

Ainsi, depuis 2007 la dette mondiale totale est passée de 167 000 milliards de dollars à 247 000 milliards, soit plus de 40 % d’augmentation en une décennie. La dette totale équivaut à 320 % du PIB mondial. C’est l’ensemble des emprunts qui ont augmenté alors que la qualité des émissions a baissé. Les probabilités d’un défaut des emprunteurs sont plus élevées aujourd’hui qu’il y a 10 ans.

Selon l’auteur, le monde n’a plus beaucoup d’options. En théorie, les emprunteurs doivent diversifier leurs revenus pour finir de payer leurs dettes. En réalité, ils sont parfois dans l’incapacité d’y parvenir. Sachant que la plupart des emprunts ont été faits pour des usages non productifs, comprenez que la plupart des emprunts ont été effectués sur de la spéculation. Il donne l’exemple suivant : les entreprises rachètent leurs actions à crédit pour faire grimper les cours boursiers. Le mécanisme en est généralement simple. Les individus pensent à court-terme, ils ne pensent pas aux autres. Les cadres dirigeants qui ont les mêmes intérêts que les actionnaires avec les stock-options, font monter le prix des actions de l’entreprise quitte à ce que cela soit néfaste à long terme. Les actionnaires par ignorance ou plutôt par cupidité voient d’un très bon œil les rachats d’actions. Sachez que l’actionnaire d’aujourd’hui n’est pas forcément celui de demain.

Quant aux gouvernements, ils n’ont pas investi dans des infrastructures. Ils ont emprunté pour payer leurs dépenses. Autrement dit, même si cela déplaît à la « bonne pensée », la paix sociale du présent coûtera cher, très cher au futur ! Ce sera un coût social destructeur…

Un désendettement brutal pourrait amener une récession qui nous mettrait en plus mauvaise posture pour nous en sortir. L’auteur présente et élimine une par une les solutions de l’inflation et de la croissance, ainsi que celle de la dévaluation. Selon lui, la meilleure, c’est-à-dire la moins pire des options et la plus vraisemblable est le défaut de paiement.

Les conséquences peuvent en être multiples : faillites de banques, incapacité à payer les retraites et autres prestations sociales, chômage de masse, ruine des investisseurs et nouvelles guerres entre pays. Ici, j’en entends quelques-uns dire que c’est bien fait pour les méchants capitalistes ! Que nenni ! Nous sommes tous des capitalistes ! Je pondère maintenant mes propos. La plupart d’entre nous font partie des plus riches dans le monde (en valeur absolue exprimée en dollar). Si vous avez de l’épargne, vous êtes un capitaliste. Celui qui a un livret A, un livret jeune, une assurance-vie, des actions en est un aussi. Du moment où vous touchez de l’argent de par une ponction sur la création de richesse (ex. dividendes, intérêts) vous êtes un capitaliste. Or, dans un tel scénario, s’il y a un défaut de paiement que vous soyez capitaliste ou non, vous en serez impacté parce que votre argent en banque ne sera pas disponible immédiatement, si ce n’est que votre banque sera dans l’incapacité de vous rembourser votre créance. Autrement dit, les états prendront des mesures pour limiter les retraits d’argent et ils devraient, si eux-mêmes le peuvent encore couvrir les dépôts jusqu’à une certaine somme. Mais revenons-en à l’article de Satyajit Das.

En 2007, les autorités n’ont pas voulu laisser tomber la patate chaude. Ils ont préféré la lancer plus chaude que jamais dans le futur. Sans les juger de bonnes ou de mauvaises intentions, nous en sommes au fait où plus nous attendons, plus la chute de la dette sera dure !

 

Passons maintenant de l’obligataire aux actions. Le plus grand ETF d’actions d’Europe a connu la deuxième plus épouvantable année de son existence selon Bloomberg. Les investisseurs privilégiant les supports passifs ont massivement retiré leur argent d’un ETF de Vanguard. Ces 2 milliards de dollars ont migré là où ils pouvaient obtenir du rendement ou de la sécurité, soit sur les actions US, sur l’obligataire ou du cash. Le fly to quality semble s’opérer des stocks aux bonds, alors que de nombreux investisseurs sont baissiers sur les actions européennes.

Je ne peux que vous « conseiller » d’investir via les ETFs, néanmoins cela ne semble pas être le bon moment pour être acheteur d’actions avec un ETF. Attendons que la marée se retire pour investir.

 

Alors que Donald Trump augmente régulièrement les taxes sur les importations provenant de Chine, l’empire du Milieu baisse ses taxes sur l’impôt sur le revenu nous informe le China Daily. L’objectif est de stimuler la consommation. En même temps les analystes s’attendent à ce que cela stabilise la croissance économique et allège le poids des impôts sur le revenu. En Chine, l’impôt sur le revenu fait parti des trois plus grandes sources pour l’état avec avec la TVA et les taxes sur les entreprises. La baisse de l’impôt sur le revenu en Chine s’effectue par un ajustement des tranches d’imposition et plus de déductions. Par exemple des coûts liés à l’éducation, la formation et la santé pourront être déduits.

Chine impot revenu education formation

 

Un dernier article du China Daily nous éclaire sur la dette des collectivités locales chinoises. Bien que leur endettement soit dans leur cadre légal, le principal organe législatif chinois a décidé d’augmenter le total de leurs dettes à 21 000 milliards de yuans soit environ 2 700 milliards d’euros. La Chine oblige maintenant aux collectivités à s’endetter par l’émission d’obligations pour lutter contre les risques systémiques. Vous devez savoir qu’en Chine le shadow banking est monnaie courante. Les investisseurs se prêtent de l’argent en dehors des circuits classiques et le plus souvent avec des règles de prudences inexistantes ! Si cela limite les risques systémiques, cela peut aussi aider Xi Jinping dans sa lutte contre la corruption.

Chine dette shadow banking collectivités locales

En bref, surveillons de près ce qui se passe sur l’obligataire chinois, car dans un pays qui vit à 200 % le moindre ralentissement de la croissance pourrait déstabiliser ce colosse.

 

Nous finissons Le podcast de l’éco avec deux articles de la FED de Saint-Louis. Le premier traite de la comparaison du coût du service de la dette publique. Sans entrer dans les détails, vous le pourrez en trouvant le lien dans les sources, nous observons que parmi les cinq pays, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont le taux de dettes sur PIB le plus faible. Les USA ont un taux de dettes d’environ 110 % du PIB, là où l’Italie est à plus de 130 % et le Japon 235 %.

La dette en pourcentage du PIB a commencé à augmenter dans les années 90 pour le Japon. En revanche, le ratio a commencé à augmenter après la crise de 2007 pour les États-Unis. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que les Japonais se sont lancés dans une fuite en avant. Ils sont comme des drogués qui ont toujours besoin de plus de doses pour vivre.

Quant à l’analyse du coût de la dette publique, malgré la prise en compte de l’inflation et d’autres facteurs, je reste prudent quant à son interprétation. Les états ayant comptabilisé dernièrement dans leur PIB le trafic de drogue et la prostitution, le suivi des analyses est biaisé. Deux méthodes étaient bonnes pour intégrer le trafic de drogue. La légalisation dans plus États aux USA et l’intégration des estimations comme au Royaume-Uni. Nous devons aussi être prudents, car l’estimation de ce coût de la dette publique prend en compte le nombre d’habitants et la croissance démographique. Or, en France par exemple (hors étude) les perspectives d’avenir et de salaires sont moroses. Les enfants s’attendent à gagner moins d’argent que leurs parents. Ce simple constat change toute l’interprétation que nous aurions pu avoir. Enfin, la croissance démographique s’effectue aussi via l’immigration. Sans prendre parti sur ce sujet, l’immigration vers ces pays l’est de par des personnes pauvres. Nous voyons ainsi mal comment le coût de la dette publique par habitant en capacité de payer se réduirait.

Terminons, ce podcast avec un article de la FED de Saint-Louis qui montre qu’en moyenne les banques américaines ont 230 $ de cash pour chaque Américain. Vous n’êtes pas sans savoir que le rôle des banques est de faire circuler l’argent de ceux qui n’en ont pas besoin vers ceux qui en ont besoin. C’est le principe du prêt. L’analyse montre que la quantité de liquidité dans les banques est cyclique, avec un pic en février. Point étonnant, nous remarquons que les banques s’étaient couvertes lors du passage à l’an 2000 en ayant des réserves beaucoup plus conséquentes.

 

Réserve bancaire USA FED saint louis statistiques

Résumons ce que nous venons de voir. Le conflit entre Donald Trump et Jerome Powell agite les marchés. Les questions à se poser sont : Jay Powell restera-t-il à la tête de la FED ; les objectifs de la banque centrale américaine vont-ils passer du contrôle de l’inflation à la réindustrialisation américaine ?

Suite au mouvement des gilets jaunes, 43 000 personnes ont été mises en chômage partiel. L’état a débloqué de l’argent pour que les individus puissent malgré tout recevoir leur salaire.

Les personnes les plus riches du monde ont vu leur richesse diminuée en 2018.

Le risque de la dette est bien présent faute d’être pensé, j’oserai dire pansé. La solution la plus probable est le risque de défaut qui plongerait l’économie dans la méfiance, avec des risques de soulèvements, de guerres et des « pertes d’épargnes ».

Les investisseurs se sont retirés du plus grand ETF d’actions en Europe. Un fly to quality s’opère vers les US bonds.

La chine baisse ses impôts sur le revenu par un ajustement des tranches d’imposition et une meilleure prise en compte des dépenses utiles (éducation, santé…).

Les collectivités locales chinoises sont obligées d’emprunter de l’argent via l’émission d’obligations. Cela doit limiter le shadow banking et éviter les risques systémiques.

En ce qui concerne l’outil pour analyser le coût de la dette publique, je considère qu’à vouloir faire complexe on en devient moins pertinent.

Enfin, si tous les Américains se rendaient dans leur banque en même temps, ils pourraient en retirer en moyenne 230 $.

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Vous en voulez plus ? Vous souhaitez approfondir un sujet ? Alors, rejoignez-moi sur labordage.info. Si vous ne trouvez pas votre réponse, vous pouvez me contacter.

Le podcast de l’éco sort toutes les 2 semaines, au 1er et au 15jour de chaque mois.

Nous nous retrouverons le 15 janvier pour un nouveau podcast de l’éco. C’était Kevin pour L~abordage.

Je vous souhaite une bonne journée et à bientôt !

Sources :

Infographie – L’économie en 2018

Les faits économiques en 2018 — Récap

L’année 2018 fut agitée sur le plan économique. Les banques centrales réduisent leurs bilans et arrêtent les quantitative easing qui avaient boosté principalement les marchés financiers. La finance joue mal son rôle de distribuer les moyens dans l’économie.

De nombreuses manifestations ont éclaté pour protester contre le pouvoir d’achat qui diminue. Les gilets jaunes en France, les manifestations pour le pain au Soudan, les protestations pour la distribution de pernil et contre l’inflation au Venezuela, ainsi que les rassemblements contre la hausse du coût de la vie en Turquie montrent que l’écart se creuse entre la finance et l’économie.

Toutefois après un début d’année prometteur, les marchés actions US semblent passer à une tendance baissière.

Revenons sur quelques évènements phares de cette année 2018. Je vous propose l’infographie suivante : les faits économiques en 2018.

 

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Janvier :

Donald Trump lance les hostilités face à la Chine. Il effectue à plusieurs reprises des hausses de taxes sur les importations. En guise de réponse, Xi Jinping taxe les importations des produits créés dans les fiefs pro-Trump.

Le Dow Jones chute de plus de 10 %. La volatilité fait son grand retour, les opérateurs l’avaient oublié.

Mai :

Début mai les taux d’emprunt italiens explosent de 1,75 % à 3,70 % en octobre (10 ans).

Août :

En août, la monnaie nationale turque avait baissé de 28 % face au dollar US.

Le 30 août le Nasdaq composite a établi son record en séance à plus de 8130 points.

Septembre :

La dette publique française atteint 99,3 % du PIB à la fin du troisième trimestre.

Novembre :

Le 17 novembre les gilets jaunes descendent dans la rue pour manifester leur « ras-le-bol » fiscal.

Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre au Japon.

Décembre :

Depuis le mois d’octobre, le NASDAQ Composite a perdu plus de 20 %. Est-ce une pause dans le cycle haussier ou une chute aux enfers ? Laissez votre analyse dans les commentaires !

 

L~abordage